L’avenir des PME, la cession à un grand groupe

C’est malheureusement la stricte vérité que je vois chaque jour sur le terrain.

« L’avenir de la PME en France….. par Challenges

La question qu’il faut se poser est donc pourquoi ? Un élément de réponse est bien connu et est exprimé dans l’interview : elles n’ont pas les moyens ? Oui les PME françaises n’ont pas les moyens mais pourquoi ?

  1. car elles ne font pas assez de marges à l’instar de toutes les entreprises sur le sol français qui du fait, en partie d’un poids du travail excessif ce qui les empêche d’augmenter leur prix car les salaires nets restent atones donc par conséquence le pouvoir d’achat des français.
  2. car elles ne sont pas assez internationales : elles ne peuvent pas trouver des relais de croissance dans les zones actives pour pouvoir réhausser leur niveau de marge comme pourrait le faire les grands groupes.
  3. car elles n’ont aucun moyen de se financer du fait d’un capital investissement dont les capacités se réduisent comme peau de chagrin mais aussi un absence de marge qui les empêchent d’augmenter significativement leurs fonds propres comme auparavant pour pouvoir être financé par les banques.
  4. car, enfin, les grands groupes français ne jouent pas un rôle de mentor comme en Allemagne. Ils n’accompagnent pas les PME françaises à l’export et ils ne font aucun effort pour traiter correctement leur PME sous traitantes;

Cela fait des années que l’on connait les causes, alors quand est ce que l’on va faire évoluer les choses ? Ne comptez pas sur les grands groupes français qui y trouvent largement leur compte en mettant la main souvent sur des pépites qui ont des trésors d’innovation qui sont souvent mal exploités par ses derniers. Ne comptez pas sur les patrons de PME qui estiment, à juste titre, que vendre leur société pourra leur assurer une retraite confortable après des années tumultueuses où non seulement on les a traiter de sales patrons mais en plus on les a matraqué fiscalement.

Le réponse vient de nous citoyens. Nous devons faire évoluer les mentalités. Nous devons faire des patrons et surtout de TPE-PME, les héros d’aujourd’hui et de demain, seuls capables de résorber le chômage. Au lieu de les considérer comme des profiteurs – je fais là référence à nos chers syndicats qui pour certains ont oublié que le communisme était une belle utopie – il faut leur laisser des marges de manoeuvre pour pouvoir dégager des marges supplémentaires afin de pouvoir financer l’avenir. Il faut qu’ils puissent, une fois les carnets de commande remplis, embaucher sans avoir la crainte de passer des seuils idiots qui augmentera aussi bien la complexité de la gouvernance que le coût du travail. Bref libérons les énergies.

Laissez un commentaire afin de pouvoir améliorer ce blog