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ISO 12647 - un outil pédagogique au lycée Gutenberg

La norme ISO 12647 a été insufflée à la fin des années 1990 en Allemagne sous la pression du constructeur automobile BMW. Ce dernier trouvait la situation inacceptable : ne pas retrouver les vraies couleurs de ses voitures sur les documents, imprimés chez différents imprimeurs, ne valorisait pas l’image de la marque. Le constructeur interpella alors l’organisme professionnel allemand, le BvDM (Bundesverband Druck und Medien), qui depuis, publie les recommandations internationales visant à promouvoir la standardisation dans l’industrie graphique : le PSO (Procédé de Standardisation Offset) qui a permis la rédaction des normes internationales ISO 12647 et ses 8 chapitres (dont 12647-2 pour l’impression offset feuilles).
Le but de cette standardisation est de s’assurer que nous parlons tous le même langage, que nous travaillons selon les mêmes références et que nous utilisons nos outils et logiciels de la même façon afin d’obtenir les mêmes résultats imprimés. Il s’agit donc d’assurer le rendu et la répétabilité colorimétrique quel que soit le pays, l’imprimeur, le support et le procédé d’impression.
Les imprimeurs allemands représentent aujourd’hui nos principaux concurrents sur le marché des productions imprimées. La norme ISO 12647 a été mise en place à leur initiative, ce qui leur donne une avance certaine dans le domaine. La preuve en est qu’aujourd’hui, plus de 400 entreprises allemandes ont obtenu la certification alors que nous n’en comptons qu’environ 60 en France.
Une étude menée récemment par l’UNIC (Union Nationale de l’Imprimerie et de la Communication) auprès des imprimeurs français démontre que près de 63 % des imprimeurs trouvent que la norme ISO 12647-2 peut être très utile pour améliorer la gestion de l’entreprise et des procédés de fabrication, mais aussi auprès de leurs clients car elle donnerait un avantage concurrentiel et un gage de qualité.

Que nous manque-t-il alors pour franchir le pas ?
Les obstacles ne sont pas techniques, car le parc machines français est aujourd’hui assez moderne pour pouvoir prétendre à la certification. Le temps et les ressources constituent le principal obstacle pour près de 50 % des entreprises ; la formation du personnel n’est pas suffisante et les clients ne sont pas assez informés des avantages que propose cette certification.
La formation des jeunes lycéens et apprentis peut justement apporter des solutions à ces deux problématiques. La sensibilisation à la norme ISO 12647 est devenue aujourd’hui le fil conducteur lors de la formation en Bac Pro et particulièrement en BTS Industries Graphiques, et les équipes pédagogiques s’efforcent de la mettre en application lors des situations d’apprentissage.
Le lycée Gutenberg investit pour mettre à disposition les structures et infrastructures nécessaires, les enseignants se forment, entre autres par l’intermédiaire de stages en entreprises, à l’enseignement et à l’application de la norme. Ils maintiennent ainsi une veille technologique constante.
Nous sommes conscients du retard pris par l’industrie graphique française face à la concurrence, mais si nous voulons conserver nos clients, gagner en qualité et en compétitivité, il est obligatoire de passer par une formation plus poussée et complète afin que la prochaine génération d’élèves puisse faire progresser les entreprises.

R. Pascual
Enseignant BTS Communication et Industries Graphiques

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lancement de la 15e édition de la Semaine Ecole Entreprise

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Convaincus d’œuvrer pour la réussite des jeunes, le monde économique et le monde de l’éducation sont depuis toujours, dans le domaine de l’enseignement professionnel engagés côte à côte : en effet, chacun des publics concernés (scolaires et apprentis) doit pouvoir bénéficier d’une formation en école et en entreprise, basée sur un socle commun de connaissances et de compétences reconnues par tous ; à ce titre, l’évolution de nos référentiels correspond à une vision commune et partagée d’un futur professionnalisant.
Aujourd’hui, notre mission vient s’enrichir de deux leviers :
– 
d’une part, la reconnaissance de notre contribution aux enjeux économiques futurs et de l’évolution technologique qui viennent profondément bouleverser non seulement les modes d’acquisition de compétences, mais aussi le devenir des filières ; toutes les formations doivent à la fois inclure les NTIC comme outils, mais également comme nouveaux champs disciplinaires (nouvelles formes d’électronique, intégration des plurimédias…);
– 
d’autre part, la prise en compte de la nécessaire adaptabilité pour se préparer à l’évolution des métiers ; la formation qu’elle soit en PFMP et en alternance doit inclure non seulement des compétences spécifiques, mais également la pluridisciplinarité et la transversalité qui permettront à nos jeunes d’être en capacité et d’évoluer tout au long de leur vie professionnelle, dans des tailles et types d’entreprises divers, mais aussi sur des postes de travail différents.
À cet ensemble de savoirs et de savoirs-faire acquis et facilitant une intégration réussie dans la vie active, toutes les parties prenantes s’accordent pour donner une place privilégiée en école et en entreprise au développement du goût d’entreprendre : nos jeunes sont initiés à la « culture projet », tout au long de leur formation sur les plateaux techniques école ou entreprise, mais devront aussi faire preuve de leur capacité à innover dans le cadre de leur diplôme avec la présentation de projets professionnels, ou d’épreuves de concours professionnels.
Enfin, former, c’est aussi prendre en compte dans les performances attendues de nos jeunes, les dimensions sociétales : ensemble, l’école de la république et l’entreprise ont pleinement conscience de contribuer à la formation citoyenne en rendant les jeunes « acteurs » de leur formation ; il s’agit aussi d’ouvrir les apprentissages de travail et de production aux défis « soutenables » et majeurs de notre avenir commun : le développement durable (avec la mesure de l’empreinte écologique laissée par les différentes activités), mais également l’intégration de toutes les parties prenantes dans la sphère économique (y compris la solidarité intra-générationnelle dans le travail).
Notre partenariat se veut aujourd’hui rendre témoignage de la réalité de cette mission, au service de l’avenir de nos jeunes.

M.-F. Zorgniotti
Proviseure du lycée des métiers & Directrice du CFA Gutenberg

C. Florange
Secrétaire Générale Unic Alsace

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